"La forme, c'est le fond qui remonte à la surface."

lundi 27 juin 2011

Pour PUMA, après l'heure c'est l'heure ! (Lion d'Or Cannes 2011)

"La nuit tombe, réveillez-vous."

L'esprit du Sport a souffert cet été : une coupe du monde française calamiteuse, l'ouverture précipitée du marché des paris en ligne et de sordides affaires de mœurs. Forcément, ça fait un peu moins rêver ! Dommage pour les mastodontes Adidas et Nike qui nous avaient régalé avec des spots ultra-léchés axés sur la performance et sur une culture Street (très) romancée. Big Time : on s'y croyait !

Quel territoire pouvait bien occuper Puma après cette déferlante clinquante et botoxée ? L'exact opposé : ne pas mettre en scène des athlètes obsédés par la performance sportive ou par un niveau d'hydratation à respecter. Car dans ce nouveau spot Puma, les vrais athlètes s'hydratent en buvant de la bière.

Let me introduce you the "After hours" athletes : les athlètes qui...performent une fois la nuit tombée, insight tellement vrai et auquel un grand nombre de sneakers addicts peuvent s'identifier. La nuit est un terrain de sport.
Car entre les rues pavées, les trottoirs glissants, la taxis trop pressés, les kebabs d'Oberkamph bondés, les dance-floor enflammés, les bars poisseux, les salles de jeu...la nuit représente un terrain de jeu infini, sans limites ni règles clairement définies.

Pour les "After Hours Athletes", la vraie perf' c'est d'arriver à chopper le numéro de la belle blonde au bar. Quand la nuit tombe la "vraie" vie peut commencer.



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vendredi 5 novembre 2010

"Channel E4" invente le Flashmob trash.


Enfin un flashmob qui part réellement en live

La création publicitaire, elle aussi, est faite de modes. Le FlashMob en est un bel exemple : vu, revu et digéré à toutes les sauces. Un pensait l'overdose largement consommée ?
Erreur ! le FlashMob revient mais cette fois-ci avec brio, dans un pur exercice de création publicitaire : des codes détournés + de la transgression + un soupçon d'ironie.
C'est la chaîne E4 (diffuseur de la scandaleuse série : Skins) qui nous balance un Flashmob complètement trash.
Tous les éléments sont posés : un centre commercial, I got a feeling lancé pleine balle, un début de choré synchronisé, un public conquis jusqu'au moment où...


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Toujours dans la série FlashMob, à voir le tout dernier opus du "pionnier en la matière" T-Mobile. A mettre en parallèle avec le récent FlashMob SNCF de la Gare de l'Est qui prend tout de suite un aspect franchouillard et Nouvelle Vague.
Au delà du flagrant pompage d'idée de la part de T-Mobile : une différence d'ambition, de créativité ou de moyens ?



Version Cameron



Version Desplechin

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jeudi 28 octobre 2010

1664 ou l'anti binge-drinking (feat. MotörHead)


Lutter contre l'idée qu'une bière se boit forcément sur le pouce et en 3 gorgées.

"Slow the pace" nous recommande 1664. Ralentissons le rythme. Dégustons la vie. Prenons le temps de vivre et de voir le temps passer dans le monde connecté d'aujourd'hui où tout devient immédiat et la notion même de Temps semble s'être contractée.

Un vrai rade, une bande de potes, un groupe mythique (Motörhead), deux guitares et une bonne bière fraîche : one perfect moment...unplugged !

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vendredi 15 octobre 2010

Windows Phone 7, le téléphone qui appelle à moins téléphoner.


Il était temps qu'un téléphone nous fasse décrocher du téléphone, non ?

Dans cette pub, tout est dit sur l'usage compulsif des smartphones : ces nouveaux téléphones ne nous rendent plus maître de nous-mêmes, ce sont eux qui nous possèdent. Une posture microsoftienne osée et clairement anti-''Iphone addict''.
Windows Phone 7 va donc nous soigner et nous faire débrancher du téléphone, tout en nous vendant un nouveau téléphone. On a hâte de voir et de comprendre ce paradoxe.
Une grosse interrogation quand même : qu'est ce que le Windows Phone 7 offre en contrepartie des applis, interface friendly-user, praticité de l'internet mobile, réseaux sociaux, nouveaux usages etc...? La pub ne montre rien. le mystère demeure.
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jeudi 14 octobre 2010

Le catalogue IKEA...en musique sur YouTube.



Une opé "brand content" qui retombe bien sur ses pieds

"Des produits IKEA se sont glissés dans ce clip. Saurez-vous les retrouver ?"
Comment ? Une fois le clip vidéo lancé, suivez nos 2 trentenaires dandys se dandinant lors d'une party. Des liens-vidéos apparaissent alors sur...
certains meubles de la maison (au hasard : une étagère, une table, un tiroir...), incitant l'internaute à cliquer . Et à ce moment là ???...


ikea video musique
...Pause-packshot sur le produit cliqué

IKEA renouvelle le concept de catalogue interactif, sous une forme moderne et friendly user, fidèle au grand paradigme du marketing digital : tout en Conversation.


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lundi 14 juin 2010

Quand la pub singe la pub. Orangina.


Orangina donne dans la vraie "fausse pub".

Blasés par les discours à sens unique des marques, rompus aux ficelles usées du marketing et aux messages publicitaires vus et revus à la Télé, les d'jeunes n'hésitent plus à déclamer sur le web quand une marque les prend pour des moutons à qui on demande gentiment de brouter une herbe pas très fresh.

Expert en consommation : l'être est devenu une question de bon sens et de lucidité pour éviter les pièges du système consommatoire.
Pas foncièrement anti-marque mais franchement anti-mauvaise pub (elle représente une source d'ennui pour 74 % des Français - Australie, TNS 2009), les jeunes générations aiment consommer la communication des marques avant de consommer les marques elles-mêmes. Musique, événement, soirées, contenu, contest, démos, mix, remix, films, concours et autres goodies : en bons Digital Natives : ils se gaaaaavent.
Au-delà du sacrosaint contenu et de la divine expérience, où la marque peut-elle encore faire la diff' ?

En montrant du RESPECT au public. Du respect pour...leur intelligence en bannissant les discours sur-prometteurs ou carrément débilisants. Dans le monde idéal pensé par le publicitaire Philippe Michel dès les 70's, "le rôle de la pub n'est pas de vendre des choses, c-à-d de faire la promotion du matérialisme, mais de fabriquer des liens d'ordres culturels entre les objectifs d'un client et les besoins d'un marché".

Or existe-il un plus grand besoin pour les 15-24 ans que le rire ? (A part le sexe, mais Orangina donne déjà avec ses animaux-humains en chaleur.)
Quand la marque prend le risque de parodier sa propre pub, elle entretient le même rapport "je t'aime moi non plus" que celui les jeunes avec la pub. C'est une façon de leur signaler : on sait que vous savez que tout ça (la publicité, le marketing, la consommation) participe à un spectacle, à une grande comédie. Alors autant en profiter pour rendre ce spectacle drôle et cette comédie comique. C'est peut-être la meilleure chose que l'on puisse vous donner. Comme disait un autre grand penseur, "the secret is respecting the consumer. You are interrupting their life. All advertising is unwanted, so if you're going to crash the party, bring some champagne with you. " Vive la déconne !

De là à penser qu'Orangina en profite pour s'immiscer
subtilement sur le territoire "More Fanta, Less Serious" de son principal concurrent...la guerre des blagues ne fait que commencer.


Le dernier film Coke se moque des mises en scène grotesques de certaines pubs.


Rooney, faut pas le forcer.

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dimanche 13 juin 2010

La dernière pub Barclays marque-t-elle la fin du fake dans la création publicitaire ?


C'est toujours la même sauce : un film amateur, un seul plan séquence, une ambiance amicale autour d'une activité physique : la caméra décadre, recadre et pan ! j'envoie mon triple loots coupé-décalé à 15 mètres d'altitude.
Depuis 3 ans, cette rhétorique créative a été réutilisé des dizaines de fois dans les vidéos virales. Résultat du sempiternel effet waouh tant vanté par...certaines web agency à leurs clients et du nombre d'idéologues de l'Internet qui y prêchent.
La limite de l'exercice est d'ailleurs de réussir à recoller la signature de la marque à la fin du film. Là, ça devient tout de suite un peu plus compliqué.
Alors quand Arthur Schlovsky (l'agence de Barclays) démystifie tout ça autour d'une parodie de film viral : ça fait du bien aux neurones. On respire. On se dit que le fake grossier est peut-être enterré pour un moment et que c'est pas un mal pour la publicité.

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vendredi 4 juin 2010

Terreur sur le 20 heures. TF1 sample les Dents de la Mer !


On vit une époque dangereuse. Tous les soirs : la preuve en images...et en musique.

Ce dialogue fictif se passe au milieu des années 80 dans les locaux de TF1 :

"- Bon Coco, faut que tu me changes le générique du 20 heures. Il est pas assez accrocheur ! Aujourd’hui l’info ça doit être un spectacle ! Les gens passent pas leur journée à gérer leur boss pour que, le soir venu, un guignol en costard cravate leur explique la vie. Non, ils veulent des histoires simples, des images fortes, du scoop, du sensationnel. Imagine que le 20 Heures ce soit un film avant le film de 20h30.
- Et si on samplait la musique d’un gros blockbuster, une musique mythique présente dans tous les esprits et qui renvoit à des images d'angoisses et de terreurs. Une musique crispante qui les scotcherait sur leur canap’ et les conditionnerait à en prendre forcément plein la vue.
- Euh…tu vas pas les terrifier là ?
- Mais si, justement : on les...récupère à 20h30 complétement abattus après 30 minutes de tragédie, et là on leur balance un gros divertissement, genre un Sacrée Soirée, pour leur redonner la patate. Y vont nous adorer.
- HA ! On tient un truc là. Y vont plus nous lâcher !"

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mercredi 19 mai 2010

New Pub Earl and Tiger Woods : Nike fait parler les morts



Ca y est ! Tiger Woods is back on the Tube ! La saga publicitaire peut recommencer. Mais l'exercice s'avère délicat après le ramdam médiatique de l'année dernière. Par quel bout le prendre ?
C'est Nike qui s'y colle et assure. But Shut the fuck up Tiger ! t'as déjà fait assez de boulettes comme ça, laisse parler ton père : «Mon fils, je veux découvrir quelles étaient tes pensées; je veux découvrir ce que tu ressens. As-tu appris quelque chose?".
Le détail qui tue, c'est que Daddy Woods est mort en 2006....Dans ce film, il lui parle donc de l'Au-delà.
De retour de l'enfer où l'auront mené ses divers plans culs et beuveries, Tiger Woods retiendra quoi ? Que la famille est une valeur sacrée, que les liens du sang sont éternels, et que l'on a droit au pardon (Aux US, ce genre de storytelling peut mener à la Maison Blanche.)
La morale est safe, l'American Dream est de nouveau en marche. Nike is clean et l'animal médiatique is back.
L'autre ressort créatif du film se trouve dans l'ambivalence du discours du père : il ne s'adresse pas à Tiger Woods mais à son fils. On se situe volontairement hors de la mise en scène médiatique, pour construire un moment de vérité. Tiger se tait, il écoute son papa, il comprend la leçon. C'est donc le Tiger Woods enfant qui nous est présenté.
Et comme
on pardonne tout aux enfants, Tiger Woods gagne aux yeux de tout le monde le droit de reprendre ses clubs et de retourner taper la balle.

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